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5 novembre 2013

Le Livre de Saskia, Tome 3 : Enkidare de Marie Pavlenko

saskia

Éditions Scrineo Jeunesse
Sortie le 10 octobre 2013
Pages 486
Prix 16,90€


Quatrième de couverture

Après l’attaque du Nid, c’est la débâcle. Obligée de se réfugier à Arion, Saskia héberge les survivants. Mais Tod est gravement blessé, et de nouvelles attaques fragilisent le petit groupe. Saskia ne peut plus reculer : il lui faut trouver le Surclan, et éclaircir le mystère du Cercle des cent.
Elle part donc à la recherche de ses ennemis, sans rien soupçonner, ni de leur puissance, ni de leurs effrayants secrets.

Mon avis

Quel régal !

Avec ce dernier tome, Marie Pavlenko clos cette série avec brio et un final délicieusement prenant. Déjà que pendant les six cents pages, nous sommes accrochés à notre livre... les cents dernières sont stressantes mais succulentes.

6 janvier 2013

Clairvoyance : La maison de l'ombre de Amélie Sarn

Editions J'ai Lu
Sortie le 7 novembre 2012
Pages 219
Prix 12€




Présentation de l'éditeur

Un divorce, un déménagement, un nouveau départ. Emma arrive avec sa mère à Mondeleau, petite ville apparemment sans histoire. La jeune fille se fait des amis et investit peu à peu sa nouvelle chambre. Tout semble parfait pour qu'elle se sente enfin chez elle. Tout, ou presque... Car ses nuits sont agitées de rêves étranges dans lesquels elle n'a pas vraiment l'impression d'être elle-même. Emma ne sait pas encore que si les murs ont des oreilles, ils ont aussi bonne mémoire. Et un meurtre ne s'oublie pas comme ça ! 

13 décembre 2012

Les contes de la lune de Elisabeth Delaigle

Éditeur Persée
Format Broché
Pages 93
Sortie 4 novembre 2011
Prix 11,66€
Blog de l'auteur


Description

Vue de la terre, la lune, par sa rondeur et sa bonhomie incite à toutes les rêveries… Inaccessible et pourtant si proche, elle peuple l’imaginaire des hommes pressés de la conquérir, et enflamme le monde depuis la nuit des temps avec son lot de légendes et de mystères.

Dans Les contes de la lune, les enfants sont transportés dans des univers très différents, au gré de récits qui ont tous la lune comme déclencheur de situations insolites : que ses rayons éclairent l’aigle blessé, la princesse désespérée, les souris affamées, le boxeur conquérant, le vieux chat jaloux, l’ourson espiègle ou les deux enfants perdus en forêt, elle les pousse à faire de petites bêtises ou de grandes choses !

27 novembre 2012

Le monde de Charlie de Stephen Chbosky

www.facebook.com/lemondedecharlie.lefilm
Éditions Sarbacane
Sortie 21 novembre 2012
Roman : 135 x 215 mm
256 pages
Couverture souple
Prix : 13,00€


Sortie de Le Monde de Charlie synchronisée du livre et du film. Dans vos librairies le 21 novembre et au cinéma le 19 décembre.


L'histoire

Au lycée, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Aux yeux de son professeur de Lettres, qui lui fait découvrir les classiques américains, c’est sans doute un prodige ; les jeunes de son âge, eux, le voient comme un « freak ».

10 novembre 2012

La dernière guerre, tome 1 : 49 jours de Fabrice Colin

Ah ! Pour réagir au tweet de l'auteur, je tiens tout d’abord à préciser que j'ai acheté ce livre en librairie avec de vrais gens dedans, mais qui ont été si désagréables que ce ne fut pas un bon souvenir. Au final, le principal, c'est que j'ai pu obtenir mon exemplaire, non ?

Éditions Michel Lafon
Sortie 8 novembre 2012

Pages 412
Prix 16,95 €


Présentation de l’éditeur

« Je m’appelle Floryan ; j’ai 17 ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s’étendait à perte de vue. Un être de lumière m’a accueilli, un Elohim , m’a-t-il dit. Il m’a proposé deux solutions : je le suivais soit dans le Royaume un paradis, selon lui, mais que je n’étais pas autorisé à voir avant de m’y rendre , soit dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers... Vers quoi ? C’est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j’ignore tout du Royaume, et j’ai 49 jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c’est que ce choix n’engage pas que moi... »

4 octobre 2012

Pure de Julianna Baggott

Cet avis est basé sur les épreuves non-corrigées de la version française. 


Éditions J'ai Lu
Sortie le 3 octobre 2012
Format Semi-Poche
Prix 14,90€

Présentation éditeur

Nous savons que vous êtes là, nos frères et sœurs.
Un jour, nous sortirons du Dôme pour vous rejoindre dans la paix.
Pour l'heure, nous vous observons de loin avec bienveillance.


Mon avis

Pure est le premier tome d'une dystopie qui sera éditée en trois volumes.

4 juillet 2012

Apocalypsis, Tome 3 - Cavalier noir : Maximilian de Eli Esseriam


Éditeur : Nouvel Angle éditions
Collection : Matagot
Sortie : 24 mai 2012
Broché : 269 pages
Prix  : 14,90€



Présentation de l'éditeur

"Je vivais déjà l'Apocalypse. La mienne. Deux options s'offraient désormais à moi. La première : user de mon don pour sacrifier ceux que je jugerai utiles à mon apprentissage.

19 avril 2012

Delirium, Livre 1 de Lauren Olivier

Éditions Hachette
Collection Black Moon
Sortie le 1er mars 2012
Pages 456
Prix 16€ 


Présentation de l'éditeur

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme la pire des maladies. Un monde où tous les jeunes subissent à leur majorité une opération du cerveau pour être immunisés. À quelques mois de ses dix-huit ans, Lena aspire presque à subir à son tour le Protocole car depuis toujours amour rime pour elle avec souffrance et danger. Jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue fasse tout basculer. Avant, tout était simple, tout était organisé. Mais est-ce vraiment vivre que de laisser la société tout prévoir pour vous ? Vos amis, vos amours et votre avenir ? Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ? Plongez dans l’inoubliable trilogie DELIRIUM.


Mon Avis

La dystopie a le vent en poupe en ce moment et ce, pour la plus grande joie de ses lecteurs. Avec Delirium, point de déception en vue. Ce livre est une pure merveille du genre. Un roman ciblé Young Adult et qui ravira même les plus grands.

Dans ce futur, au cœur de la ville de Portland, aux États- Unis, l’amour est un sentiment prohibé. L’amor deliria nervosa est le maux de toutes les exactions commises par le passé.

L’amour rend fou, l’amour empêche l’esprit de voir objectivement, l’amour est donc interdit et éradiquée par un traitement radical : vers l’âge de dix-huit ans tous les jeunes subissent le Protocole, opération qui annihilera tout sentiment quel qu’il soit. Ainsi, une fois traitées les personnes se verront attribuer un compagnon qui leur convient et seront heureux pour toujours. Enfin, c’est eux qui le disent...

Cette histoire est superbement bien écrite et très prenante. Le rythme ne faiblit à aucun moment même si on ne peut dire qu’il y a beaucoup de suspense au départ. Celui-ci arrivera crescendo.

En fait, nous suivons surtout le changement de point de vue de Lena. Au départ, elle était très enthousiaste et impatiente de subir son Protocole, prête à être délivrée de ces émotions qui emballent son cœur et qu’elle ne maîtrise pas. La rencontre avec l’énigmatique Alex mais aussi la découverte d’une facette cachée de sa meilleure amie la bouleverseront au point qu’elle regardera différemment sa ville, son monde, son entourage.
Avec ce roman, Lauren Olivier nous touche, nous émeut profondément. La force des émotions est exacerbée par la notion d’interdit. De ce fait, tout est plus fortement ressentit. Chaque transgression des règles par les personnages nous tient en haleine, faisant affoler notre rythme cardiaque.

On est comme suspendu par moments, en apnée face à certaines situations, le souffle coupé attendant le dénouement. Devant l’aveuglement de cette population sur les bienfaits de l’amour, dont nous ne pourrions imaginer vivre sans, la colère nous submerge.

Ce livre vous fera ressentir tout un panel d’émotions si fortes que pour attaquer le deuxième opus, qui est déjà disponible, une pause semble nécessaire.

Au-delà de l’amour qui, on se doute, pointera le bout de son nez à un moment ou à un autre, un enjeu bien plus grand stagne en fond. L’emballage style papier cadeau doré de ce monde est d’autant plus brillant qu’il doit cacher toute une part de laideur en dessous. On voit venir une trame plus profonde avec des intrigues économiques et politiques importantes.

Un premier tome littéralement superbe et émotionnellement intense à lire sana attendre pour tous les amateurs de dystopie !

Note 4/5

17 mars 2012

Alera, Tome 2 : Le temps de la vengeance de Cayla Kluver

Editions Le Masque
Collection MsK


Sortie le 8 février 2012
Format Broché / Pages 479 / Prix 17,60€


Présentation de l'éditeur

Décidée à ne pas trahir sa lignée et son pays, Alera s’est résignée à épouser Steldor, le jeune capitaine que ses parents lui destinaient. À dix-sept ans, elle règne désormais avec lui sur Hytanica, alors que le royaume traverse une crise sans précédent.
Cokyri, le royaume voisin, dirigé par la redoutable grande Prêtresse, a décidé de ranimer la fureur d’une guerre éteinte dix ans plus tôt. Du haut de ses dix-sept ans, Alera doit conduire elle-même son pays vers la victoire, et tenter d’oublier ses sentiments pour Narian, le jeune hytanicain qui a rejoint le camp Cokyri.
À la tête d’une guerre sanglante où elle risque sa vie à chaque instant, Alera s’efforce d’oublier Narian, que tous accusent de trahison, à commencer par Steldor, celui qu’elle doit maintenant appeler son mari.
Avec Le Temps de la vengeance, Cayla Kluver dresse le portrait d’une femme forte, tour à tour guerrière, stratège et romantique.


Mon avis

C'est avec une certaine fébrilité que nous attendions cette suite. Le tome précédent avait été une belle découverte, plongeant le lecteur dans un univers gorgé de romance avec une pointe de fantasy, un monde atypique où douceur et cruauté se partageaient la place.

Fait étrange que les sentiments que nous laissent cet opus... Il faut le dire d'emblée, on ne peut reposer facilement le livre emportés que nous sommes par notre lecture. Mais vous serez aussi sûrement très énervés par le caractère et les actes d'Alera à qui l'on a franchement envie de mettre des claques, de la bousculer pour qu'elle arrête de faire sa mijaurée et finisse par grandir un peu. Vœu pieux du moins au début !

Alors voilà ce qu'il y a de troublant : comment peut-on être agacé par l'héroïne principale mais vouloir à tout prix connaître la suite ?! En continuant la lecture, nous espérons voir Alera mûrir et évoluer. On pensait trouver une jeune femme qui deviendrait forte en acte et en verbe. Mais, hélas, ça ne sera pas le cas, ou du moins pas autant qu'on le voulait. Après, il faut aussi noter qu'elle a été élevée pour être reine, fidèle épouse de son tout puissant roi, dont lui seul hérite des pouvoirs. Au royaume d'Hytanica, les femmes ne sont que le reflet de leurs maris. Leurs fonctions dans la haute société ne sont centrées que sur la répartition des tâches domestiques et les réceptions à donner. On leur apprend à se taire, à être discrètes et effacées. C'est donc normal, dans un sens, qu'Alera se comporte en enfant gâtée et se plie aux moindres injonctions des hommes qui l'entourent.

Heureusement, vers la moitié du livre, des évènements surviennent et amènent l'héroïne à prendre sur elle et à décider de l'avenir des êtres qui l'accompagnent. Nous en apprenons beaucoup plus sur les habitants de Cokyri et sur leurs coutumes. L'auteure nous distille au fur et à mesure des informations capitales sur chacun des personnages. Cela aussi contribue à l'envie de poursuivre le livre parce que dans le premier tome nous étions tout de même face à beaucoup d'inconnues.

On ne peut donc que féliciter l'auteure pour son tour de force : agacer tout en captivant le lecteur. L'écriture de Cayla Kluver est poétique et elle nous livre un bon dosage de descriptions, d'actions et de romance qui font de ce roman une œuvre tout de même agréable. Par contre vu la fin, à quoi bon un troisième opus ? À suivre donc !
Note 3/5



16 mars 2012

Le livre de Saskia, Tome 2 : L'Épreuve de Marie Pavlenko


Éditions Scrineo
Collection Scrineo Jeunesse

Format Poche / Pages 401
Sortie le 15 mars 2012



Présentation de l'éditeur

Après la révélation de son identité, Saskia est livrée à elle-même. De nouveaux dangers surviennent et dévoilent la puissance de ses ennemis. Est-elle la créature dont parle l'ancienne Prophétie ? Pour le découvrir, Saskia doit partir à la rencontre de ceux qu'elle croit être ses frères. Mais tout se complique. Qui sont ses vrais amis ? S'est-elle trompée sur la force du lien qui l'unit à Tod ?
Saskia doute.
Et l'étau se resserre...


Mon avis

Le premier opus fut un régal. Le second est tout simplement succulent !

Nous l'attendions avec impatience et nous ne sommes pas déçus. Marie Pavlenko a réussi haut la main le défi : nous procurer un deuxième tome tout aussi bon, voire même plus prenant que le précédent. En effet, et c'est là que les suites sont délectables quand elles sont réussies, pas besoin de mettre le contexte en place, nous entrons directement dans l'histoire et n'avons plus qu'à nous laisser porter par quatre cent pages d'actions et d'émotions.

Saskia ne laisse pas indifférent. Cette jeune femme forte est sans conteste une héroïne qui touchera tous ses lecteurs. Assaillie de doutes sur son avenir et sur son destin — est-elle le Troisième Endikar, celle qui réunira les deux espèces ? —, elle se révèlera parfois naïve mais toujours elle cherchera à s'améliorer et fera montre d'une personnalité bien trempée, restera ancrée dans les valeurs qui sont les siennes.

Dans ce nouvel opus, Saskia se retrouve dans l'univers de Tod après avoir subi les prémices d'un Sauvetage et avoir échappé de justesse à la mort lors d'un piège tendu par d'étranges Endikars. Arrivée au Nid, le cœur même du territoire des Faucheurs Européens, dont le père de son bien-aimé est le chef, son univers et ses certitudes vont éclater. De nouvelles règles régissent bientôt sa vie et au milieu de ce capharnaüm, la distance que Tod lui impose ne fera que l'accabler davantage. Au delà des incertitudes, un autre sentiment, savant poison se distillant dans ses veines, viendra l'assombrir : la jalousie. Saskia utilisera ses dons et notamment ceux de Yselda pour espionner son cher et tendre. Heureusement, entourée des ses amis Gardiens, et notamment de Mara, Saskia sera épaulée par une personne chère qu'elle sera amenée à rencontrer. Mais chut... à vous de le découvrir !

Tout s'accélère donc pour notre plus grande joie. Et même si certains passages sont poignants, tristes, ils sont nécessaires pour l'épanouissement de notre amie et surtout pour savoir si elle est bien l'être dont la prophétie parle. Et quant à savoir si vous aurez rapidement la réponse, vos nerfs seront mis à rude épreuve !

Surtout qu'il faut noter un fait important : Marie Pavlenko a un style d'écriture délectable qui sait nous faire languir. Une plume fluide, pleine d'émotion et souvent très drôle sont ses atouts. Voici un roman qui fera passer du rire aux larmes en quelques lignes tous ceux qui ont été touchés par Saskia lors du premier tome.

Vous l'aurez compris, L'Épreuve est un véritable coup de cœur. Un livre Young Adult intelligent, prenant et très plaisant. Marie, merci et surtout nous voulons la suite !!!

Note 5/5


22 février 2012

Apocalypsis, Tome 2 - Cavalier Rouge : Edo d'Eli Esseriam

Editions Nouvel Angle
Sortie le 19 janvier 2012

Format Broché / Prix 14,90€



Présentation de l'éditeur

La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?

« Je me suis éloigné tranquillement et, dans mon sillage, le ciel continuait de se déchaîner, la terre n’en finissait pas de se lézarder, d’éclater comme un fruit trop mûr. La nuit avait l’air d’un trou béant qui avalait tout.Je suis remonté sur ma moto et j’aurais pu jurer que, sous sa roue arrière, le bitume crevait. Les flammes couraient derrière moi et embrasaient les vignes, les arbres, les maisons. Pas pour me rattraper et m’allumer. Plutôt pour m’escorter. La traîne de la mariée, la dentelle en moins, les cris et la mort en plus. Après moi, le déluge, comme dirait l’autre. L’autre, en l’occurrence, c’était moi.» 

Mon avis

Le premier tome de la série Apocalypsis de Eli Esseriam a été très bien accueilli par la critique. Le vent nouveau qu’il a soufflé sur la Young Adult a dépoussiéré le genre. C’est donc avec plaisir qu’on peut affirmer que la suite, Cavalier Rouge, est à la hauteur des espoirs qu’on avait fondés en elle.

Edo, jeune homme d’origine bosniaque, ayant survécu au génocide de Srebrenica étant enfant, vit dans la misère avec sa mère mi-vendeuse de snack, mi-prostituée, son père brutal et alcoolique et son petit frère Anel. De son enfance, puis de sa courte vie, il n’en garde que de la colère. Cet adolescent est un volcan au bord de l’éruption. La violence fait partie de son quotidien, elle est même son gagne-pain. Racaille, voleur, tueur, tous les adjectifs dans ce sens lui siéent à merveille. L’unique éclaircie dans son sombre univers est Anel, le seul pour qui il peut dire, qu’il connait le sens du mot aimer.

Mais tout ça va changer. Sa perception se modifie. Son pouvoir s’éveille...

L’aspect fort de ce roman est le don qu’a l’auteure pour se mettre dans la peau de son personnage. Pour Alice, dans le premier tome, nous avions affaire à une jeune fille surdouée, dénuée de sentiments, qui ne faisait que constater les réactions et les choses sans que ça l’atteigne. Ici, narré à la première personne par Edo, le récit est dur, direct, brute de décoffrage. Un langage jeune, parfois grossier mais intelligent et surtout, surtout avec des allusions ultra comiques. Le nombre de références à l’univers des animés de Disney, placés à des endroits précis, est poilant.

Le rythme va crescendo, ne s’essoufflant à aucun moment. L’énergie que met l’auteure dans son roman transpire à la lecture. Toute la violence présente est habilement mise en place faisant en sorte qu’on apprécie le Cavalier Rouge plutôt que de le haïr pour ses actes et pensées.

Alors certes, comme pour le premier opus, ce tome ne nous présente qu’Edo, sa vie, son âme, ses actions. Mais il faut y voir un passage nécessaire pour l’ultime livre, la rencontre des quatre élus qui accompliront les desseins de Dieu.

Malgré la noirceur, malgré la violence, malgré la haine, en finissant ce livre, vous aimerez Edo comme jamais vous ne l’auriez cru possible !


Note 4/5 

Présentation de la série ICI

21 février 2012

Apocalypsis - La série

Apocalypsis est une série de Eli Esseriam. Au total, cinq tomes sont prévus. Les quatre premiers concernent chacun un des quatre Cavaliers de l'Apocalypse. Le dernier se centrera sur leur rencontre et sur l'accomplissement de leur destin.

Chose rare dans le monde littéraire : tous les livres seront édités en une année. Voilà qui est très appréciable pour nous lecteurs. 

Voici une présentation rapide de la série :




Aller, un petit tour de chaque personnage :


Alice Naulin


Edo Halilovic


Maximilian Von Abbetz


Elias Land



Véritable coup de fouet, les deux premiers tomes sont une tuerie. Mais je n'en dit pas plus, retrouvez mes avis via ces liens.

Apocalypsis,Tome 1 - Cavalier Blanc : Alice de Eli Esseriam

Apocalypsis, Tome 2 - Cavalier Rouge : Edo d'Eli Esseriam

 

 

 

 

11 janvier 2012

Black Rain S 01//E 1-2

de Chris Debien
Éditions Flammarion
Ouvrage illustré par Pascal QUIDAULT

Sortie le 4 janvier 2012
145 x 220 mm / 292 pages / Dès 15 ans / Prix 15€



Résumé

Retrouvez l’univers de Matrix dans les 2 premiers épisodes de la saison 1 de Black Rain !

Quand le monde virtuel devient réel…
Au coeur d’une zone urbaine quasi déserte, Adam retrouve son ami Vince. Ils évoluent dans un monde fait de rues vides, de bâtiments délabrés et d’une pluie noire, intense, presque solide : c’est l’Inside. Le reste du temps, il est au Centre avec d’autres adolescents schizophrènes, comme lui. Dans l’Inside, ils sauvent une jeune fille des mains d’un tueur. Aidés par leur tablette connectée à un réseau sans fil, ils parviennent à s’enfuir. Adam perd connaissance et se réveille dans une pièce pleine d’instruments ultrasophistiqués. On découvre que tout ce qui vient de se passer

13 décembre 2011

Apocalypsis,Tome 1 - Cavalier Blanc : Alice de Eli Esseriam


Éditions Nouvel Angle / Collection Matagot

Sortie le 6 octobre 2011
Format Broché / 238 pages / 14,90€



Présentation de l'éditeur :


La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ? "Cela doit être très reposant, parfois, d'être une personne lambda, destituée de toute responsabilité, lovée dans l'ignorance de tout ce qui se joue dans des sphères plus élevées. Pour la première fois, je les regarde avec une sorte de jalousie contenue. La fin du monde, pour eux, se définit par une mauvaise note en latin, déchirer son pantalon au niveau des fesses ou se faire larguer devant tout le monde dans la cour du lycée" - Alice Naulin, Cavalier Blanc.

Apocalypsis est une série en cinq tomes. Chacun des quatre premiers livres est rédigé à la première personne, et présente l’un des personnages. Le tome 5 est consacré à leur rencontre, et à l’apocalypse.

Mon avis

Ce premier tome de la série de Eli Esseriam est étonnant. Voici un roman jeunesse qui vient bousculer le courant littéraire actuel. Marre des récits où l’héroïne niaise, tombe irrémédiablement amoureuse et garde son statut de cruche pendant plusieurs tomes ? Ouvrez ce livre ! Incisif, humour (noir) décapant, voire dérangeant. Voici Alice Naulin, Cavalier Blanc de l’Apocalypse qui s’ignore, surdouée, misanthrope, indifférente à tout et tous, qui va vous ébranler.

Dès les premières pages, le ton est donné. À coup de phrases acerbes mais justement fondées, Alice nous décrit sa personnalité hors-normes. Enfant adoptée, ayant eu une enfance dite normale, elle ne peut dire qu’elle soit heureuse. Alice ne ressent rien. L’amour, l’amitié, les autres sentiments ne sont que des notions qui l’effleurent. Les seuls pour qui elle aurait un tant soit peu d’affection sont ses parents, quoique là encore, tout est réfléchi, calculé, mesuré, rien n’est instinctif comme un câlin, un baiser. Le monde d’Alice est régi par la logique, le pragmatisme. Mais tout va basculer quand Il va lui parler pour la première fois. Cette voix qu’elle entend est Son créateur. Il est à l’origine de toute chose et Il a décidé que le monde est arrivé à son terme. Il a éveillé les quatre cavaliers pour que leur destinée s’accomplisse.

Une histoire qui commence dans l’humour se transforme rapidement en un enchaînement d’évènements sombres, glauques, où les conséquences des actes d’Alice seront parfois monstrueuses et cruelles. Tel est son destin. Souffrir pour apprendre à contrôler le pouvoir qu’Il lui a offert. Et quel pouvoir…

Cet opus n’est donc consacré qu’à l’un des cavaliers. Arrivés à la moitié du roman, on peut se demander s’il était nécessaire d’écrire tout un livre sur un seul personnage. Quelques pages plus loin, la question ne se pose plus. L’auteure accélère le rythme, étoffe le suspense, et force est de reconnaître qu’à la fin, nous comprenons ce choix. C’était nécessaire. Tout comme ce qui arrivera à Alice l’est pour la tâche qui l’attend.

Avec une écriture aussi incisive que son personnage, riche, prenante, bourrée de références historiques, Eli Esseriam nous tient en haleine tout le long. Voici une auteure de talent qui emploie le verbe habilement. Une seule chose nous chagrine… La suite, maintenant ! Heureusement, les prochains tomes sur les trois autres cavaliers arrivent chez nos libraires courant 2012.

C’est noir, c’est cruel, c’est follement drôle et souvent, très souvent, c’est si vrai qu’on en vient à envier la personnalité d’Alice, à vouloir parfois lui ressembler. Vous voulez rire et souffrir, venez découvrir Alice, Cavalier Blanc de l’Apocalypse.


Note 4/5 


Présentation de la série ICI

6 décembre 2011

L'étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman


Éditions Albin Michel Jeunesse
Collection Wiz

Sortie mars 2009
Format Broché / Pages 310 / Prix 13,50€




Présentation de l'éditeur

Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux... L'Étrange Vie de Nobody Owens est un roman enchanteur, noir, magique, tendre et profond. La grâce absolue de Neil Gaiman, de retour après son livre-culte, Coraline.


Mon avis

Première lecture pour moi d'un roman de Neil Gaiman et je peux certifier que ce ne sera pas la dernière ! J'ai tout simplement adoré cette histoire et le style de l'auteur. Originalité au rendez-vous !

Tout d'abord, on ne peut parler du livre sans faire mention de la couverture. Un bijou qu'on caresse, qu'on tourne et retourne. Ce n'est pas flagrant sur ce visuel mais les dessins sont superbes. En somme, un très bel objet ! Mais ce n'est pas tout... Au fil des pages et surtout des chapitres, de nombreuses illustrations viennent agrémenter le récit. Le tout imagé de façon caricaturale mais néanmoins avec une certaine poésie.


Côté histoire, nous voilà plongés dans un monde digne de Tim Burton. Loufoque, étrange, étonnant et surtout attirant. Nous sommes avides d'en savoir plus sur ce curieux garçon, Nobody Owens. En effet, le fait que ses parents et sa sœur ont été tués et qu'il a réussi miraculeusement à échapper à leur meurtrier, alors qu'il était la cible principale, nous interpelle. Peu banal qu'un garçon de trois ans se retrouve au cœur de la nuit protégé par les morts. Qui est Bod ? Pourquoi lui ? Et ce Jack, de quelle organisation bizarre fait-il partie ? Des questions, nous en avons tout le long. Les réponses viendront en leur temps. Et entre les deux, une vie, une histoire, celle de Bod qui, chose singulière, vit dans un cimetière et entre deux mondes, celui des morts et des vivants. Le reste est à découvrir...

C'est beau, poétique, lugubre, drôle et extravagant. C'est L'étrange vie de Nobody Owens.


Note 4/5




21 novembre 2011

Alera, Tome 1 de Cayla Kluver

Une petite MAJ pour annoncer la sortie du tome 2 en janvier 2012. Enfin, nous allons avoir la suite de ce petit bijou ! Je suis fan.

Alera, le Temps de la vengeance
de Cayla Kluver
Éditions MsK


Sortie le 18 janvier 2012
Format Poche / Pages 350 / Prix 17.50 €

Présentation éditeur

Décidée à ne pas trahir sa lignée et son pays, Alera s’est résignée à épouser Steldor, le jeune capitaine que ses parents lui destinaient. À dix-sept ans, elle règne désormais avec lui sur Hytanica, alors que le royaume traverse une crise sans précédent.
Cokyri, le royaume voisin, dirigé par la redoutable grande Prêtresse, a décidé de ranimer la fureur d’une guerre éteinte dix ans plus tôt. Du haut de ses dix-sept ans, Alera doit conduire elle-même son pays vers la victoire, et tenter d’oublier ses sentiments pour Narian, le jeune hytanicain qui a rejoint le camp Cokyri.
À la tête d’une guerre sanglante où elle risque sa vie à chaque instant, Alera s’efforce d’oublier Narian, que tous accusent de trahison, à commencer par Steldor, celui qu’elle doit maintenant appeler son mari.

Avec Le Temps de la vengeance, Cayla Kluver dresse le portrait d’une femme forte, tour à tour guerrière, stratège et romantique.



Un petit coup de cœur pour ce livre, je dois l'avouer !


La légende de la lune sanglante
Tome 1 : Alera

de Cayla Kluver

Editions Le Masque

Sortie en janvier 2011
Format: Broché / 448 pages / 17€



Présentation de l'éditeur

À la perspective d’épouser l’homme que son père a choisi pour lui succéder à la tête du royaume d’Hytanica, la princesse Alera a la désagréable impression qu’on lui impose un destin dont elle ne veut pas.
Lorsque Narian, séduisant et mystérieux jeune homme originaire du royaume ennemi de Cokyri, arrive avec un passé obscur dont il refuse de parler, les nouveaux désirs d’Alera menacent alors de détruire le royaume.
La découverte du secret de Narian va plonger Alera dans un monde terrifiant de complots, de querelles familiales et de guerres ancestrales. Alera, désemparée, ne sait plus que croire, ni à qui elle peut encore faire confiance.

Mon avis

Un premier tome enivrant, une virée charmante voire bouleversante entre fantasy et romance !

Depuis des années deux contrées, Cokyri et Hytanica, aux coutumes diamétralement opposées, se vouent une haine féroce, la guerre ayant fait rage durant une longue période. Même s’ils ne s’attaquent plus, les ressentiments n’ont pas changé et les frontières restent gardées scrupuleusement.

Alera, princesse ainée du royaume d’Hytanica, avec l’arrivée de son dix-huitième anniversaire, doit faire un choix crucial pour son avenir mais aussi celui de son peuple : choisir son prétendant, celui qui deviendra le roi. Son père lui a déjà suggéré fortement Steldor, jeune officier de vingt et un an, fils du chef de la garde. Malgré la beauté, la prestance et le magnétisme qu’exerce ce dernier sur toute la gente féminine, Alera ne voit en lui que ses mauvais côtés. Son ambition mais surtout sa suffisance horripilent notre princesse qui ne supporte plus de l’entendre se vouer des louanges lors de chaque rendez-vous, ramenant tous les sujets de conversation à sa personne, à ses prouesses militaires.
L’arrivée de Narian, jeune cokyrien, étrange, solitaire et surtout dangereux va éveiller la curiosité d’Alera. Son intérêt pour lui va susciter bien des problèmes, car au-delà des convenances et de sa condition de princesse c’est toute la vie du peuple qui va être chamboulée avec l’arrivée de Narian et de sa véritable identité…

Ce livre est le premier tome de la trilogie de La légende de la lune sanglante, une fantasy très proche d’une romance historique et dont les amoureux du genre vont être comblés. Alera vit avec le poids de son statut et de son devoir. Dans son royaume se sont les hommes qui décident et les femmes doivent rester à leur place, ne s’occupant que de tâches comme l’art de recevoir ou la broderie. Cet univers est en tout point pareil à notre moyen-âge, où le protocole et les convenances étaient de rigueur dans les hautes sphères de la société. Cette vie-là, Alera ne l’a pas choisie et c’est douloureusement qu’elle se plie à la volonté royale. Curieuse mais aussi rêveuse, elle voudrait en savoir plus sur les tenants et aboutissants des affaires militaires et politiques mais cela ne sied pas à son rang de femme. Affublée jour et nuit d’un, voire deux gardes du corps, sa liberté est restreinte, ses paroles et mouvements épiés et relayés à ses parents. Alors quand Narian arrive avec ses secrets, bousculant le protocole avec ses manières et surtout chavirant son cœur, Alera veut croire que son avenir n’est pas tracé comme le roi l’entend. Mais au-delà de sa propre personne et de ses aspirations c'est l'avenir d'un royaume qui se joue, un avenir pouvant être synonyme de guerre !

Le récit à la première personne nous permet de voir ce monde au travers d’Alera. Les personnages n’en deviennent que plus attachants, plus intimes. Que nous les aimions ou les détestions, nous ne pourrons rester indifférents face à la force des sentiments qu’exprime notre princesse quand elle nous parle de chacun d’eux. Nous deviendrons suspicieux quant à certains nous interrogeant quant à leur loyauté. Souvent nous aurons envie de bousculer la jeune fille pour qu'elle réagisse mais il ne faut pas oublier que les valeurs en place sont prises très sérieusement et tout manquement au devoir ou trahison sont passibles d'un châtiment mortel.
Entre légèreté, ragots à l'heure du thé, et gravité quand il s'agit de stratégie militaire en salle d'audience, les chapitres nous mettent face à une panoplie de situations. L'auteure vient agrémenter son récit d'un décor riche, approfondi. C’est un univers complet qui nous est décrit et non une simple romance historique juste axée sur l’amour. Le style de Cayla Kluver est agréable, naturel, sans longueur. Même si parfois certains passages semblent légers, l'auteure se rattrape juste après et nous continuons donc notre lecture paisiblement. Mais c'était sans compter sur la fin où nous nous trouvons chamboulés et ne devront notre salut qu’en sachant qu’il y aura une suite…

Un premier tome plutôt dramatique mais qui appelle le second avec frénésie, un véritable cri du cœur !


Note 5/5

29 octobre 2011

Summertime Blues d'Emmanuel Bourdier

Editions Flammarion
Collection Tribal


Sortie le 14 septembre 2011
Format Broché / Pages 149 / Prix 10€



Présentation de l'éditeur

"Ma guitare me brûle les doigts et, c'est elle qui prend le contrôle. Le public le sent et devient fou. Mon solo dure déjà depuis cinq minutes, la sueur me brûle les yeux, mes mains semblent échapper à tout contrôle. Là, quelque part devant, les filles hurlent. Je ne suis plus là. Je suis ailleurs. Je suis Dieu. C'est à ce moment précis que mon abruti de frère ouvre la porte et, de ses doigts boudinés, éteint le lecteur CD". 
Sam est fan. Fan du prince du rock, du dieu de la guitare : le célébrissime Fred Summer. Et le jour où le rockeur s'installe près de chez lui, c'est l'hystérie collective. Sam est prêt à tout pour se rapprocher de son idole. A n'importe quel prix...


Mon avis

Une histoire entre rires et instants tragiques très réussie.

Sam se dit le fan le plus fan de Fred Summer. Son acharnement pour ne serait-ce qu'entrevoir son chanteur préféré paye. Il a ainsi le privilège d'entrer dans la villa du rockeur et de le côtoyer plus qu'il ne l'avait espéré. Hélas, la magie du début laisse place petit à petit à la réalité. Et quelle réalité ?

Emmanuel Bourdier nous bluffe. Au départ, le livre est tout bonnement drôle, Sam nous décrivant sa famille, son quotidien de façon imagée, avec des comparaisons poilantes. Il faut dire que ses parents sont des gens singuliers, laissant beaucoup de libertés à leurs enfants. Mais une fois un pied mis dans la villa de son héros, la tournure des événements prend petit à petit un tout autre aspect. Le comique laisse place à une réalité glauque, voire dramatique. L'univers pailleté de Sam se transforme doucement en cauchemar, lui laissant entrevoir les excès dans lesquels baigne parfois le monde du showbiz.

Même si le livre se lit très rapidement, l'auteur a su dans ces quelques pages mettre en place une histoire réussie et captivante. L'écriture est rythmée, fun et bourrée d'humour. Le personnalité de Sam est l'aspect le plus intéressant. Il va, en quelques jours, complètement changer. Un virage à cent quatre-vingts degrés qui le fera mûrir d'un coup.

Entre rêves et désillusions, ce roman jeunesse est à offrir aux adolescents comme un exemple de ce que l'envers du décor peut être parfois. Jeunes et adultes passeront de bons moments.


Note 4/5

7 octobre 2011

Les guerriers de la nuit de Jean-Pierre Andrevon

Éditions Flammarion
Collection Tribal
Sortie le 14 septembre 2011
Format Broché / Pages 228 / Prix 10€





Résumé

"Assemblés autour de lui : des Indiens, ces fameux cavaliers fantômes qu'il avait poursuivis en vain. Les peintures de guerre hachurant leur visage, brandissant arcs, lances, boucliers ornés de plumes. Surgis des ténèbres, ils sont les Guerriers de la nuit". 

Parti en Arizona pour enquêter sur les meurtres de riches industriels sur le territoire indien, Val Santamaria, agent spécial du FBI, doit s'imprégner de l'esprit profond du peuple navajo. Mais les conflits les plus obscurs de son passé refont surface... 


Mon avis

Un western moderne très sympathique !


Première lecture pour moi d'un roman de Jean-Pierre Andrevon et j'avoue que je suis conquise. Ça commence comme une banale enquête de meurtre. Bon, peut-être pas si banale que ça : l'arme du crime est une flèche dont la pointe en silex est identique à celles utilisées par les navajos cent cinquante ans auparavant. L'agent du FBI Val Santamaria, lors de ses investigations, découvre que l'assassinat a été orchestré par des indiens chevauchant de véritables appaloosas comme leurs ancêtres. Insaisissables comme des fantômes, à croire que c'est après le vent que court notre enquêteur. Mirage ou réalité ? Car les rêves étranges que Val fait, petit à petit, au détour du récit, donnent une note d'imaginaire à l'histoire. Mais où s'arrête le songe et où commence la vérité ? À vous de lire...

Le personnage de Val Santamaria donne toute la force au récit. Sympathique, solitaire, gaffeur, drôle, c'est avec un réel plaisir qu'on suit son cheminement, ses pensées, ses envies mais aussi ses doutes. Complètement paumé par moments, il se demande vers quoi il va et qui peuvent bien être les tueurs. Une enquête qui semble hasardeuse est en fait très bien orchestrée par l'auteur. Des informations données ça et là, qui seules, ne semblent en rien intéressantes, font un tout à la fin. Bien joué ! On est bluffé. Et quant à deviner le dénouement...

Une écriture riche, très prenante et gorgée de descriptions. Un style direct et hilarant. Certaines phrases m'ont données le fou rire, c'est divin. Une plongée en plein Arizona : désert, canyons, cactus, poussière, Santiags et Steston. Indiens distants au regard mauvais vous attendent en bout de piste.

Les amoureux, comme moi, de bons films de cow-boys vont apprécier, les autres ne pourront qu'être charmés par le scénario, le paysage et la tournure des événements.

Je tiens à remercier les éditions Flammarion pour ce partenariat et Jean-Pierre Andrevon pour la dédicace.


Note 3/5

15 septembre 2011

Le coeur de Rose

Tome 1
de Claudine Senger
Editions Persée

Sortie le 20 avril 2011
Format Broché / 614 pages / Prix 25,50€




Présentation de l'éditeur

Rose est une adolescente qui vit dans une petite ville tranquille et trop ennuyeuse à son goût. Depuis le départ de sa meilleure amie et voisine, elle est complètement anéantie car elle était comme une soeur pour elle. Heureusement pour Rose, la rentrée des classes est pour très bientôt, même si ses autres amis/voisins sont très proches d'elle, elle se sent mieux en cours. Malgré ses espérances, sa première année de lycée ne se déroule pas comme elle l'avait imaginée. Dans sa classe, un nouvel élève arrive, il est gentil mais très mystérieux. Elle se liera à lui et deviendra la meilleure amie de sa soeur. Cette rencontre n'a rien de spontané, elle avait été organisée par ses nouveaux voisins pour sa protection, car sa vie est menacée à cause d'un " Talent " qu'elle possède et dont elle ignorait l'existence. Un homme horrible ne veut qu'une seule chose : la rendre immortelle pour ensuite la tuer et récupérer son " Talent " ! Sa vie, habituellement si calme, devient une vraie tornade. Entre le départ de sa meilleure amie et l'arrivée de ses nouveaux voisins, qui sont très différents de ceux qu'elle a toujours côtoyés, Rose est bousculée et tourmentée par le " Bien " et le " Mal ". Grâce à cette famille de coeur, elle va enfin découvrir ce qu'est réellement : la Peur, la Mort, l'Amitié et l'Amour. D'ailleurs, en se liant à cette nouvelle famille, elle devra garder un énorme secret ! 


Mon avis

J'ai pris mon temps entre la lecture de ce roman et l'écriture de ma chronique et ce parce que je ne savais pas sous quel angle l'aborder...
J'ai pour habitude de modérer mes avis parce que je n'ai aucun talent pour l'écriture, les auteurs quels qu'ils soient ont du mérite et je trouve donc juste qu'on s'attarde sur les points positifs d'un roman. Mais une fois n'est pas coutume, je ne vais pas être très gentille, en espérant que l'auteure ne prendra pas mal mes propos...

Voici une lecture Young Adult qui m'a laissé un goût amer. L'histoire commence très bien, on est vite captivé par le récit. La narration à la première personne permet une approche très intime. On s'attache d'emblée à Rose qui nous semble une jeune fille posée, réfléchie et au grand cœur. Avec l'arrivée de ses nouveaux voisins et l'éveil de son "Talent", sa vie bascule entre rêve et cauchemar. Rêve parce qu'elle tombe amoureuse d'Illianus et peut vivre son amour pleinement. Cauchemar parce son bonheur a un revers lourd à porter au quotidien, voire mortel !

Jusqu'à la moitié du livre, j'ai tenu bon, je dirai même que j'ai apprécié, mais hélas certaines situations ont commencé à m'irriter et l’écriture est devenue pesante, me faisant grincer des dents. Pour commencer l'histoire se passe en France mais on se croirait dans une rue pavillonnaire comme nous en voyons dans les séries américaines. Belles maisons, grosses cylindrées, familles aisées, tous bons amis se réunissant de temps à autre pour des pique-niques, anniversaires, etc... les enfants se connaissent depuis toujours, on entre chez les autres comme si c'était chez nous. A tel point que lorsque Rose fini par faire des cauchemars, ses parents acceptent que leur fille de quinze ans dorme avec son petit ami dont il ne savent rien et ce, toutes les nuits. Bon, parfois c'est la sœur jumelle d'Illianus qui partage son lit mais j'ai trouvé ce fait aberrant. Je ne cite ici que cette situation mais il y en a d'autres qui m'ont tout autant troublée.


Par ailleurs, la plume de Claudine Senger m'a laissée perplexe ! A chaque fois que je lisais "malgré que" je me retenais de fermer le livre. Encore une fois, je ne devrai pas juger durement ce fait, mais je pense que le travail de correcteur a été bâclé... Le récit aurait pu être beaucoup moins lourd si l'auteure ne s’attardait pas sur des broutilles quotidiennes. Ainsi quasi tous les jours nous avons le droit au levé de Rose, à son passage par la salle de bain, la cuisine, etc... c'est lassant, inutile.

L'auteur privilégie énormément le dialogue au détriment du récit. Nous nous retrouvons donc en face d'échanges stériles qui n'avancent à rien. Les mots "ma chérie", "mon cœur", "mon ange" sont tellement de fois utilisés, répétés que ça en devient ridicule.

Je pourrais encore m'étaler sur le fait que le méchant n'a pas de crédibilité, il aurait pu atteindre son objectift plusieurs fois mais ne l'a pas fait parce qu'il laisse le choix à Rose, bref... Le personnage de Cédric, son ami d'enfance, m'exaspère plus que tout. Et pour finir Rose, certes a quinze ans, mais est naïve et stupide, mettant sans cesse sa vie en danger.

Je dirais pour clore que même s'il ne m'a pas séduite de bout en bout, je pense que Le coeur de Rose a de quoi plaire tout de même et qu'il trouvera ses lecteurs et fans chez un public plus adolescent ou jeune adulte.



Note 1/5




28 août 2011

Wicca, Tome 2 : Le danger



 
Wicca
Tome 2 : Le danger
de Cate Tiernan
Éditions Hachette
Collection Black Moon

Sortie le 6 juillet 2011
Grand Format / Pages 450 / Prix 17€




Résumé

Morgan est désormais une sorcière de sang accomplie, dotée d’un puissant pouvoir. Après l’affrontement entre Cal et Hunter auquel elle a participé, elle se sent en danger. Elle a poussé le corps de Hunter dans le fleuve pour protéger Cal, et son corps n’a jamais été retrouvé. Quand Sky, la cousine de Hunter, se met à la surveiller de près, et que Selene, la mère de Cal, se fait de plus en plus intrusive, Morgan comprend qu’elle doit plus que jamais rester sur ses gardes. D’autant que sa relation avec Cal prend un tournant qu’elle n’avait pas prévu. Elle ne le reconnaît plus.


Mon avis

Un deuxième tome captivant, intense. La série prend un rythme plus soutenu, l'action s'accélère.

Jusqu'à maintenant la Wicca était nimbée de beauté, de douceur, synonyme de communion avec les éléments, et même si nous connaissions l'existence du côté obscur, c'était une notion susurrée comme un interdit, un tabou. Et bien dans cette suite, les choses s'accélèrent, les ennemis montrent leur vrai visage, sortant de l'ombre emplis de pouvoirs terribles et maléfiques.

Quel plaisir de retrouver notre jeune sorcière Morgan. Nous l'avions quittée alors qu'elle se trouvait dans une situation douloureuse : pour sauver Cal, elle a été forcée de pousser Hunter dans le fleuve. Est-il mort ? Devra-t-elle vivre avec le poids de la culpabilité ? Cet événement la bouleverse, mais l'éloigne aussi un peu de Cal qui d'ailleurs devient des plus étranges. Depuis qu'elle a retrouvé les outils de Maeve, Selene et son fils sont devenus très entreprenants, voulant à tout prix les voir et s'en servir. Une méfiance due à l'instinct mais aussi insufflée par son amie Alyce, la vendeuse de Magye Pratique, pousse Morgan à se lier avec ses outils mais aussi à les cacher. Ça ne va pas être du goût de tout le monde...


Tout s'accélère, les relations évoluent, les amis devenant ennemis et vice et versa. Comme le prône la Wicca, toute chose née, vit, meurt et renait comme un nouveau départ. Il va en être de même pour notre sorcière et tous ses amis, chacun connaîtra un changement majeur dans sa vie. Prenons Morgan par exemple, sa candeur agace son entourage car même trahie, elle continue à voir le bon en chacun. Il lui en faudra beaucoup pour ouvrir les yeux et se confronter à la vraie nature des gens qui l'entourent. La douleur sera terrible faisant naître en elle l'incompréhension et surtout la colère.
Elle commence d'autre part à maîtriser de mieux en mieux ses pouvoirs, et même si la plupart du temps elle les utilise de façon intuitive, la force de ses ancêtres coule en elle, lui parle, lui permettant de mieux les dompter. Face à tant de Magye, une peur s'insinue, étant une Woodbane, ne sera-t-elle pas tentée de pencher vers le côté obscur vu l'intensité de sa colère ?

Un tome riche, où l'auteure a su surprendre car même si on s'attendait à certains événements, d'autres nous prennent de court pour notre plus grand plaisir. Cate Tiernan façonne le personnage de Morgan avec intelligence, ne tombant pas dans les clichés de la jeune adulte naïve, agaçante voire stupide tout le long de la série. Morgan encaisse, pleure mais assume et en ressort grandie. Une plume rythmée, harmonieuse et dynamique, accompagnée d'une trame orchestrée avec soin, font de ce roman un très bon livre pour les amateurs de Young Adult.

En finissant ce tome j'ai très envie de lire la suite, d'ailleurs le troisième opus sortira bientôt chez nos libraires. À suivre donc... 


Note 4/5 


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